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Impression très étrange…

Le film « 99 francs » m’a laissé cette « impression très étrange ». Je n’arrive même pas à déterminer si le film m’a plu… Ce qui est sûr est qu’il m’a dérangé !! J’ai donc envie d’en déduire que c’est que le film est réussi, s’il m’a dérangé. Pourtant, je n’en suis pas convaincu.

Déjà, j’ai eu beaucoup de mal à rentrer dedans, que ce soit dans l’histoire ou bien dans l’esthétique et la mise en scène. Les vingt premières minutes m’ont vraiment laissé de marbre, je ne voyais que l’exercice de style, aucun fond, du vide !!

Et puis, j’ai commencé à être embarqué par ce vide. Qu’est ce que la pub et le milieu des publicitaires, si ce n’est l’incarnation du vide dans nos sociétés ?!! C’est vertigineux !! Pour ce qui est des acteurs, rien à dire, vraiment très bons. En ce qui concerne le visuel, après mon désarroi initial, je dois admettre que j’ai trouvé ça malgré tout (malgré le fait que l’on sente que la recherche esthétique est l’un des piliers du film, ce qui est un peu énervant, l’esthétique pour l’esthétique…) original. Et puis, il faut ajouter une certaine fascination pour tout cet univers, fascination qui transcende quasiment le dégoût de la nature humaine à travers ce film, tellement étrange.

Bref, ce qui m’a le plus dérangé est de ne pas être capable de savoir dans quel état d’esprit les concepteurs du film l’ont fait, à quel degré prendre tout ça…

Au premier degré : ils font un film « dénonçant » la pub et la société contemporaine tout en étant eux-mêmes archi-marketés et à fond dans le milieu… ??

Au second degré : ils font un film pour dénoncer la pub en utilisant un style publicitaire, avec une mise en abyme… ??

Au troisième degré : cyniquement, ils savent que le procédé de mise en abyme est une très bonne trouvaille et en profitent… ??

Au quatrième degré : … ??

On pourrait continuer comme ça longtemps, à se demander à quel niveau le film veut se placer… Et c’est peut-être cela qui est génial : peu importe l’esprit avec lequel le film a été fait, cela échappe à ses concepteurs et devient une entité à part entière, avec une infinité de lectures possibles…

Finalement je crois que je trouve ce film très intéressant, mais peut-être plus à l’idée qu’il échappe complètement à ses « géniteurs » (et que le fond ne soit même plus ce qui fait réfléchir) que pour le film lui-même (avec son côté moraliste et « délateur »). C’est une abstraction très stimulante à conceptualiser… Encore faut-il que vous compreniez ce que je veux dire lol^^

Vendredi 5 octobre 2007 5 05 10 2007 21:52
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Samedi 22 septembre 2007 6 22 09 2007 15:37
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B--ziers-120-copie-1.jpg Me revoilà enfin !! Finies les vacances (presque…) !! C’est toujours une période étrange que celle de la fin des vacances, surtout lorsqu’on a fait pas mal de choses, beaucoup bougé… On a pleins de souvenirs en tête mais on doit quand même faire une sorte de vide pour se préparer psychologiquement pour la rentrée… Enfin c’est un peu comme ça que je le ressens.

Donc l’objet de ce post sera bien évidemment le concert de Björk auquel j’ai assisté le jeudi 23 août aux arênes de Nîmes (j’en ai profité pour passer une semaine avec des amis dans la région, c’était vraiment très agréable).

Autant afficher la couleur immédiatement : J’AI ADORE !! J’avais déjà vu Björk deux fois en concert (au Grand Rex et à Bercy), mais là c’était encore mieux que mieux ^^. Et ce pour tout un tas de raisons…

Bon déjà le cadre ne pouvait pas être plus exceptionnel. Les arênes sont en effet très belles et très bien conservées. L’acoustique y est particulièrement bonne (ils savaient y faire ces Romains). Et puis c’est ici qu’ont eu lieu des combats de gladiateurs quand même !! Cela collait bien avec l’atmosphère de l’album Volta, rouge vif et guerrier…

Il faut ajouter que nous étions bien placés (j’y étais avec un ami) et que l’ambiance était électrique. Comme nous sommes arrivés environ trois heures avant le début du concert, nous avons pu assister à la montée de l’excitation au fur et à mesure que les arênes se remplissaient. Je vous passe les cris et diverses olas…

 

20h : la première partie : un groupe de deux africaines faisant de l’électro, pas mal du tout.

21h : fin de la première partie. Des techniciens s’affairent pour mettre en place la scène pour Björk. La tension est à son comble.

21h30 : les lumières s’éteignent, il fait nuit, une vague de hurlements remplit l’espace. Les choristes (jouant aussi des cuivres) entrent sur scène au pas, jouant un air complètement couvert par les cris de la foule, se mettent en place. Et là retentissent les beats marquant le début de la chanson Innocence. Björk arrive en trottinant sur la scène, vêtue d’une robe multicolore, très hippie, le front maquillé telle une aborigène. Bjork-nimes-2.png

Pendant une heure et demie, le public (ou peut-être simplement moi, mais je ne crois pas) a été suspendu, transporté par la belle islandaise. Le tout était très esthétique avec une harmonie des couleurs des costumes et du décor et des jeux de lumière très réussis (dont ultraviolet et laser vert). Le son était énorme, avec des basses puissantes vous faisant vibrer tout le corps. La setlist me convenait particulièrement, mêlant ses chansons les plus intérieures à d’autres plus rythmées, voire technoïsantes. Le concert prenait de plus en plus l’allure d’une rave party, avec un final grandiose (Declare Independence). Bjork-nimes.png

Quant à Björk elle-même, je l’ai trouvée en très grande forme. A tout point de vue. Très facétieuse, elle s’amusait avec le public (ramassant les objets lancés sur scène et jouant avec), pleine d’autodérision. Niveau vocal, j’ai été particulièrement impressionné, encore plus que d’habitude. A la fois puissante et fragile. Atteignant des notes à vous transpercer l’âme. J’en avais les larmes aux yeux parfois. Un vrai « pic à glace » comme dirait Bono (chanteur de U2).

Bref, une magnifique soirée, mêlant émotion et éclate, ce qui montre la virtuosité de Björk. Une vraie catharsis.

Chapeau l’artiste, y’a pas à dire…

Mercredi 29 août 2007 3 29 08 2007 20:03
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Je ne sais pas écrire, je sais ressentir. Je ressens bien en général. Mais cette nuit-là, rien.

Tout devait bien se passait pourtant. D’ailleurs, nous nous étions levés suffisamment tôt, avions pris nos précautions pour arriver à l’aéroport à l’heure (en tenant compte des embouteillages potentiels). Jusque là, tout allait bien. L’enregistrement aussi. Puis les « au revoir ». Tout ça s’enchaînait parfaitement. Première fausse note lorsqu’il a fallu que je renonce à ramener la bouteille de whisky que j’avais laissée dans mon bagage à main. Les rayons X en ont décidé autrement (c’est un liquide donc une éventuelle bombe…). Tant pis. Rien ne laissait encore présager que j’attendrais une heure dans la salle d’embarquement, que je partirais avec quarante minutes de retard, que je manquerais ma correspondance, que je serais obligé de passer la nuit à l’aéroport de Londres en attendant le vol suivant (avec une pénalité de retard honteuse à payer de surcroît).

Non, rien ne pouvait me laisser deviner que mon existence allait consister en rien l’espace de vingt heures. Non, rien de rien. Un grand espace blanc, sans âme, des écrans, des pendules qui semblent ralentir à chaque seconde, le carrelage gris, les banquettes bleues (à choisir stratégiquement car toutes n’offrent pas la possibilité de s’allonger). Rien. Je m’assois. Je bous de rage et maudis les compagnies aériennes dans leur ensemble. Je me sens victime d’une injustice. « Et ces put**** de compagnies qui sont irresponsables » !! Mon esprit se vide peu à peu. Je commence à ne plus penser. L’ennui ne m’a jamais effrayé, au contraire il me fascine. Je passe en mode observation, tel un scientifique, sauf que je suis moi aussi dans la cage avec mes cobayes. Rien ? Vraiment ?

Mais si, tout est là !! L’humain, la vie à observer, ce n’est pas rien !! Avec en prime un bon prétexte pour le faire puisque je n’ai rien d’autre à faire, si ce n’est faire tout ce que mon envie instinctive commande. Observer, être observé. C’est le jeu. Ou comment sublimer l’instant, voir le magique dans cette expérience éphémère qui semble ne pas faire réellement partie de ma vie. Un moment à part. Ce jeune latino assis en face, quand il croise mon regard, est-il dans le même état que moi ? Voit-il lui aussi la beauté de l’instant ? Je ne le crois pas. Never mind.

Je me sens relié à tout le monde, en communion. Il y a aussi ces deux femmes que j’aime bien regarder, dormant à tour de rôle sur les genoux de l’autre. J’avais emmené de la lecture et mon lecteur MP3, mais je n’ai pas envie d’y toucher. J’ai mieux à faire (j’avais d’abord essayé de me convaincre que c’était pour garder des occupations quand l’ennui me frapperait fatalement, mais c’était une fausse excuse : je préférais observer). Un jeune homme vient d’arriver et de déplier un journal. Le Monde !! Un Français ? J’y reviendrai plus tard. En attendant, mon attention se tourne vers la consigne où un jeune brun entretient une discussion prolongée avec le type de la consigne. S’il dépose son sac, cela veut-il dire qu’il ne passe pas la nuit à l’aéroport ? J’espère que non, je l’aime bien.

Allez je vais faire un tour. Je demande deux ou trois informations au type des renseignements, un vieux pince-sans-rire comme savent les faire les Anglais. Je reviens m’asseoir. Tout mon petit monde est là. Des échanges de regards convenus permettent à chacun de signifier à l’autre que l’on se reconnaît. Je m’allonge. Un peu de musique. California de Mylène. « Aéroport, aérogare… ». Très pertinente cette lecture aléatoire… Cela me coupe de tout. Mes sens se réduisent à l’ouïe (la musique) et la vue (le plafond futuriste). Je fantasme à l’idée que peut-être plus tard dans la nuit je serais seul et je pourrais alors danser tout mon saoul dans ce grand espace public, incarnation du rien. Tiens, la maintenance de l’aéroport est en train de passer l’aspirateur au plafond. Et ce mec italien vient de passer devant moi et m’a fait un signe de la main. Il m’a reconnu. Nous étions plus tôt au même stand, lui avec sa petite amie, tous les trois apparemment énervés contre notre compagnie aérienne.

Non, ce n’est franchement pas rien. Tellement peu rien que l’envie d’écrire, de prendre des photos, de capturer cet instant de quelque manière que ce soit, me submerge. Il y a ce type lourdingue qui lit par-dessus mon épaule et ça m’énerve, même si je pense qu’il ne comprend pas, étant donné qu’il est étranger. Il est 22h53 et les gens commencent leur « hibernation ». Des boules se forment un peu partout sur les banquettes. Certains n’arrivent clairement pas à dormir. Les plus équipés ont des couvertures (comme cette petite fille dont la mère dort à ses pieds par terre). Moi j’observe. Il est grand mon monde. Il est beau mon monde. Je retrouve le gars que j’aimais bien (qui posait son sac à la consigne), un bloc-note et un stylo à la main… Que fait-il ? La même chose ? Je n’en sais rien. Rien du tout.

Mercredi 15 août 2007 3 15 08 2007 22:45
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Deathly-hallows.jpg Hmmm, bizarre bizarre vous avez dit bizarre ? En voilà un post important : celui donnant mon avis sur le dernier tome de la saga Harry Potter, que j’ai dévoré en un weekend (16 heures de lecture environ)… Je rassure tout le monde, je ne vais rien dévoiler sur ce qui s’y passe, je ne compte pas faire aux autres ce que je détesterais qu’on me fasse… Juste mon impression et mon ressenti.

Déjà, il faut se placer dans le contexte, c’est-à-dire celui d’une lecture rapide, en un bloc, avec quelques pauses (même si assez conséquentes, comme pour dormir lol), en Anglais, et avec un mélange d’impatience et de tristesse à l’idée que ce soit vraiment la fin, après tout ce temps… Si bien que j’ai été sur les nerfs tout au long du weekend, comme une pile électrique. Et le fait que ce tome soit particulièrement stressant n’a rien arrangé au problème. J’ai eu peur souvent. J’ai eu les larmes aux yeux. Bref, ce fut une expérience riche en émotions fortes, mon cœur battant plus d’une fois la chamade au cours de ce satané weekend du 21 juillet 2007 (qui s’est fini hier soir à 2h30 du matin).

Quant à mon avis… Compliqué là encore… Manque de recul… D’ailleurs, j’assimile seulement ce matin la lourdeur de certains passages donc je ne sais pas si mon avis est déjà forgé. Ce que je peux dire est que je trouve cela étrange comme sensation, de quitter tout cet univers, tous ces personnages qui ont partagé ma vie depuis 7 ans ; étrange aussi car ce tome est particulier, notamment car il apporte enfin les réponses : quand on ferme le livre, on ne se triture pas la cervelle avec tout un tas de théories puisque, ça y est, c’est la fin, on sait tout ; en un sens, c’est comme si ce n’était plus Harry Potter… Et évidemment, c’est aussi triste d’atteindre la fin, ça crée forcément un vide. Il se trouve que la dernière phrase est en bas d’une page ; or quand je l’ai lue, j’ai tourné aussitôt la page pour lire la suite mais c’était fini, plus rien, ça m’a vraiment fait très bizarre. Bizarrement, je n’ai pas trop envie de m’étendre là-dessus, un peu de pudeur ^^

Enfin, je peux quand même donner un aperçu rapide de mon avis sur ce dernier tome. Evidemment génial, évidemment aucune déception. Je pense qu’il est en bonne voie de détrôner le 6e tome et de devenir mon opus préféré. Voilà pour l’instant tout ce que je peux exprimer par la parole (ou l’écriture ^^). Je peux finir sur une remarque que je me suis fait à moi-même tout au long de ma lecture : je me suis dit qu’ils allaient vraiment le massacrer quand ils vont l’adapter en film ce tome 7, encore plus que les autres, ce qui est le signe que le livre est particulièrement réussi.

Toutes mes sincères félicitations et mes plus profonds remerciements à Joanne Rowling, pour cette incroyable aventure. Merci.

 

Lundi 23 juillet 2007 1 23 07 2007 15:53
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