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Si…

 

Tu me plais et tu le sais,

Et tu sais aussi mes plaies.

Tu es tellement beau à mes yeux,

Mais j’ai beau faire, pour moi tu n’as d’yeux.

Tu as l’âme d’un très grand amant,

Aimant l’âme-autre malheureusement.

 

Sur ces vers qui se répondent,

Règne un doute que je veux et ne veux plus :

Si jamais… T’aurais-je plu,

Comme cela est arrivé quelques secondes ?

 

Je savoure ton noyau de bonté,

Fourré dans cet enrobage distancier.

Je remarque aussi tout ce qui nous sépare,

Mais tu restes, dans mon cœur, à part.

Je souffre du doute autant que de la vérité,

Comme du chemin que tu me proposes d’emprunter.

 

Sur ces vers au goût aigre-doux,

Règne ce doute puissant et bien debout.

Si je le tue, l’enterre, en fait le deuil,

Cessera-t-il enfin de ronger mes entrailles ?

 

Si je m’accroche aussi bien au si,

Est-ce parce que ceci me sied ou y a-t-il vraiment équivocité ?

 

Et si jamais tu disais oui,

Serais-je un jour capable de te dire non ?

Mardi 15 mai 2007 2 15 05 2007 11:08
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J’en ai déjà rapidement parlé mais je souhaite développer un peu plus le sujet, à savoir Feist, la chanteuse d’origine canadienne. Son dernier album, The Reminder, vient de sortir ; c’est pourquoi j’en parle aujourd’hui, alors que vous aurez remarqué, du moins pour les plus malins d’entre vous, que sa photo figure dans mes « photos d’un fan » depuis la création de ce blog, sans que je ne l’ai jamais mentionnée depuis lors. Feist, je la connais depuis assez longtemps maintenant, enfin depuis plus longtemps que le grand public je crois. Car il faut savoir qu’elle fait partie d’une bande d’artistes, tous très talentueux, dont le fameux Gonzales (produit Katerine notamment) que ma sœur m’a fait découvrir il y a 4 ans, avec son album électro, sur lequel participait Feist. C’était la découverte de tout un univers, très original, où l’on respire le talent à pleins poumons. Plus tard, j’achetai le merveilleux Solo Piano de Gonzales (un album de morceaux de piano, un peu jazzy, très apaisant, superbe !!) et le premier album solo de la belle Feist, Let it die. J’ai tout de suite accroché à la voix, que je ne saurais pas vraiment décrire, mais elle a une douceur immense, un goût presque sucré et en même temps elle pénètre jusque dans les entrailles. Pour le style musical, on sent l’influence de Gonzales, mêlant acoustique et électro avec finesse, toujours un côté jazzy et une ambiance enfantine la plupart du temps. En bref, il s’agissait d’un bon album, que j’écoutais avec plaisir…

Puis vint The Reminder, en ce mois d’avril 2007, et là ce fut une vraie surprise, car l’album m’a vraiment transporté !! On sent que Feist a pris beaucoup d’assurance, la voix est plus belle que jamais, la musique d’une simplicité belle et efficace… Un très bon cru !! On est totalement embarqué pendant 50 minutes, par ce chant aérien, d’où ressort une certaine Mélancolie (eh oui, encore cette fameuse Mélancolie que je chéris tant ^^).

Il faut ajouter à cela la dimension image de l’artiste, qui soigne particulièrement ses clips et veille à ce qu’ils aient toujours une certaine originalité, ce que j’apprécie beaucoup. Je vous laisse donc découvrir les deux premières vidéos issues de l’album The Reminder : « My moon, my man » et « 1,2,3,4 ». Enjoy !!


 





Dimanche 13 mai 2007 7 13 05 2007 17:35
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Voici un post pour vous résumer mon petit weekend de trois jours passés en compagnie de ma Maman à Paris. Ma première impression en retrouvant la capitale n’a pas été très bonne : ça pue dans le métro, l’air est pollué, y’a trop de gens partout, etc. Puis, les heures passant, alors que nous consacrions notre première après-midi à un peu de shopping, j’ai retrouvé ce pourquoi Paris valait le coup : une effervescence, une ville à la pointe, où l’on trouve ce que l’on veut, dans tous les domaines.

Et notamment dans le domaine culturel !! Nous en avons donc profité pour aller au théâtre et au cinéma, voir des choses que l’on pourrait difficilement voir en province. Le premier soir, ce fut deux petites pièces de Ionesco au théâtre de la Huchette qui joue cet auteur depuis 50 ans maintenant ; ce lieu est notamment célèbre pour ses représentations de la Cantatrice Chauve. Nous avons donc vu cette dernière pièce, suivie de La Leçon, le tout en deux heures, dans un minuscule théâtre. Mon avis : je ne connaissais pas Ionesco (pas lu, pas vu), si ce n’est qu’il participait au genre de l’absurde, et franchement cela vaut le coup de s’y frotter au moins une fois dans sa vie ; c’est assez étrange, assez drôle, assez déroutant… Bref, intéressant, mais je crois que cela peut être vite lassant.

Le lendemain, après avoir réglé les affaires de ma Maman, nous avons décidé que ce serait une journée cinéma, ou plutôt documentaires. En effet, nous avons enchaîné trois docu : We feed the world (le marché de la faim) (intéressant car présentant plusieurs situations révoltantes de l’agro-alimentaire mondial, de manière assez neutre, ce qui n’est pas pour me déplaire, mais peut-être que la démonstration y perd un peu…), Jesus Camp (docu sur un camp de vacances pour enfants aux USA, tenus par des Evangélistes (des Chrétiens fanatiques en gros), voulant former l’armée de Dieu) (cela fait froid dans le dos, de voir l’endoctrinement de toute une partie de la jeunesse et d’apprendre que ces personnes là sont en train de se placer à tous les niveaux du pouvoir, ce qui n’augure rien de bon pour le futur des Etats-Unis) et enfin La liste de Carla (docu sur le procureur Carla del Ponte, au tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, sur les crimes contre l’humanité et génocides qui s’y sont déroulés, sous Milosevic notamment) (le meilleur des trois films, on suit la procureur dans sa recherche des responsables des crimes cités, en fuite depuis 6 ans car protégés par les politiques… cela montre à la fois comment la Justice se heurte au Politique mais également la faiblesse de la Justice internationale, qui dépend totalement de la bonne volonté des Etats… pas très optimiste puisque des puissants restent impunis dans ce film, mais cela fait du bien de voir des femmes comme cette procureur, un vrai bloc d’intégrité et de courage !!).

En plus de tout cela, quelques promenades dans Paris, qui est une ville vraiment très belle, y’a pas à chipoter lol. Et me voilà de retour, bien fatigué, mais satisfait de mon weekend !!

Dimanche 13 mai 2007 7 13 05 2007 17:15
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Pas besoin de photo du nouveau président de la République, ni de commentaires, ni de pleurs… Tout ça est passé, on n’y peut plus rien. Juste peut-être peut-on saluer la campagne de Ségolène Royal… Mais alors à quoi bon un tel post me direz-vous ? Eh bien, surtout pour vous signaler la naissance d’un nouvel over-blog et particulièrement son premier article, de circonstances… http://negation.over-blog.fr/article-10305713.html

Vraiment no coment…

Lundi 7 mai 2007 1 07 05 2007 12:50
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En ces temps de stress électoral, prenons un peu l’air et penchons-nous sur le dernier opus de Björk, Volta, qui sort demain (mais qu’ils vendent depuis au moins vendredi chez Leclerc !! ^^). J’ai hésité à faire immédiatement un article, puisque je sais qu’avec Björk, il faut une bonne vingtaine d’écoutes (hein Pidoupidoux ?!!) pour parvenir à déceler et ressentir l’album tout entier. Néanmoins, j’ai déjà un trop-plein de sentiments au sujet de Volta que j’aimerais partager.

Tout d’abord, pour faire cesser le suspense intenable, je trouve Volta très réussi (oui je sais, y’avait pas vraiment de suspense vu que je suis fan gaga de Björk, mais bon, quand même !!). Elle le présente comme une ode à la joie, une explosion de fun après ces derniers albums plus cérébraux, un retour au primitif !! Il n’y a qu’à voir la pochette rouge vif et les images de la Belle toutes en couleurs quasi-fluo, prenant des poses tribales et faisant apparaître des lettres enflammées !! Et c’est vrai que dès les premières secondes, avec Earth Intruders, débutant sur des bruits de pas de soldats, on est plongé dans une ambiance très primaire, limite guerrière, avec une Björk qui vous pousse des cris jusqu’à des notes à vous glacer le sang. Cette atmosphère se retrouve par la suite dans Innocence, Hope et surtout Declare Independence (qui est une explosion magistrale et jouissive !!). Rien que pour cela, Volta vaut le coup…

Pourtant, il y a, entremêlée, une autre dimension, comme c’est toujours le cas avec Björk. En effet, outre les quatre chansons déjà citées, les six autres sont d’un style tout à fait différent, marquées par une prééminence des cuivres dans l’instrumentation. Une image me vient tout de suite en tête : un port de commerce (Reykjavik) avec de vieux bateaux rouillés, un jour de petite pluie, un ciel gris, la mer agitée, un orchestre de cuivres et la voix de Björk… Tout de suite, ça fait beaucoup moins enjoué ^^, on tombe carrément dans le mélancolique. Mais qu’est-ce que c’est beau !! Certaines chansons m’émeuvent jusqu’aux larmes (notamment The Dull Flame Of Desire, My Juvenile et Pneumonia). C’est étrange d’ailleurs d’apprécier écouter une musique qui nous plonge dans la mélancolie, mais c’est une belle émotion je trouve…

En bref, Björk se révèle une fois de plus à la hauteur de nos attentes. Un savant mélange de légèreté et de pronfondeur, des collaborations extrêmement fertiles (Timbaland (producteur de Justin Timberlake et Nelly Furtado), Antony (chanteur à voix limite androgyne), Konono n°1 (groupe de kora, instrument africain), Min Xiao-Fen (joueuse de pipa, instrument chinois), etc), des textes portant une poésie exotique et un hommage vivifiant à la Nature, un travail visuel extrêmement léché comme d’habitude, … Vivement le 23 août, date à laquelle je vais voir Björk (pour la 3e fois désormais) à Nîmes !!

En bonus, voici les paroles de Declare Independence, chanson qui donne le plus la patate et dont les paroles sont très drôles car décalées et en même temps très pertinente (elle dit de cette chanson qu’elle pourrait très bien correspondre aux genres de conseils que l’on donne, bourrée, à une amie qui se fait avoir par son mec, ou carrément à un message politique, ou enfin une leçon de sagesse).

 

Declare Independence

 

Declare independence

Don’t let them do that to you

 

Justice

Start your own currency

Make your own stamp

Protect your language

Declare independence

Make your own flag

Raise your flag (higher, higher)

 

Declare independence

Don’t let them do that to you

 

Damn colonists

Ignore their patronizing

Tear off their blindfold

Open their eyes

 

Declare independence

Don’t let them do that to you

 

With a flag and a trumpet

Go to the top of your highest mountain

And raise your flag (higher, higher)

 

Declare independence

Don’t let them do that to you

Raise the flag

Dimanche 6 mai 2007 7 06 05 2007 14:13
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