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Bon, moment de vérité que tout étudiant attend avec impatience et surtout appréhension : les résultats des examens !! Pour moi, ils sont mercredi 14h… Je pars donc illico presto sur Poitiers, pour pouvoir être à l’affichage demain et voir quelques amis par la même occasion. J’avoue que je suis très stressé ; depuis le premier semestre (où j’ai eu une mauvaise note à laquelle je ne m’attendais pas du tout et que je pense ne pas mériter…), j’ai perdu toute confiance en moi à ce niveau, sincèrement ; ça me projette dans les années à venir, où j’aurais à passer des concours difficiles (sciences po et l’ENM), le moindre échec me fait penser que je n’y arriverai pas… Enfin bon, on verra pour ces résultats ; ce qui est sûr est que je passe en troisième année donc pas de quoi paniquer !! Je pense que je posterai un commentaire sous cet article pour dire à ceux que ça intéresse mes impressions sur mes résultats…
See you my blog ^^
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... mais c vrai que tu as la route ...
mdr !!!!
Un prédicateur favori des Grands. Et pourtant une vie banal, terne, tout intérieure, de religieux fervent à accomplir tous ses devoirs. On peut le résumer comme le fit Sainte-Beuve: "Il avait prêché." A en croire Voltaire, aussitôt Boudaloue apparu, Bossuet cessa de régner sur la chaire. C'est inexact; mais il reste vrai que, bien souvent, ses contemporains le mirent au-dessus de l'évêque de Meaux. L'évêque et le religieux sont d'ailleurs des hommes, sinon de tempérament, du moins de formation semblable. Bourdaloue est plus froid, mais comme Bossuet nourri d'Ecriture sainte, formé par un long commerce avec les auteurs de l'Antiquité, auxquels il ne demande d'ailleurs pas des parures de discours mais toujours quelque illustration morale. De Bossuet, il présente aussi le zéle apostolique audatieux, impitoyable. Il n'est certes pas homme à acheter faveur et popularité chez les Grands par des complaisances à leurs vive; en pleine époque des désordres du roi, il choisit comme sujet de sermon le thème de l'impureté, "frappant comme un sourd, disant des vérités à bride abattue", selon le témoignage de Mme de Sévigné, il a la rudesse, la liberté souveraine d'un homme conscient d'accomplir une mission divine; il n'hésite pas à entremêler son discour de mille allusions à des faits ou à des personnages contemporains, et même à batir des portraits que toute la Cour pouvait aisément reconnaître; tantôt, à propos de la médisance, c'est le Pascal des Provinciales; ou sur l'hypocrisie, le Tartuffe de Molière; à propos de la prière, il aborde le cas délicat du mysticisme fénelonien; une autre fois, il s'en prendra à Arnault et à ses outrances de doctrine. En lisant ses portraits, on pense aux Maximes de La Rochefoucauld, aux Caractères de La Bruyère, parfois même à certains personnages de Molière. Derrière le prédicateur, reparaît alors le professeur de rhétorique: en homme de son siècle, Bourdaloue dédaigne le cas individuel, il crée des types, il s'occupe de l'âme éternelle, de l'Homme. Mais tandis qu'à travers toute l'oeuvre de Bossuet court le frémissement des commencements tumultueux de l'époque classique, Bourdaloue paraît toute rigueur, austérité, jusqu'a l'excès même; ses sermons bien contruits certes, n'ont pas la richesse ni sourtout le mouvement qui emporte chez Bossuet. Point de fleurs, point de traits saillants, points de gestes même, car ce jésuite, pour éviter toute distraction, gardait les yeux baissés tout le temps de son prêche et avançait dans son discours, rigide comme insensible. Dédaignait-il de séduire ? Il ne voulait pas toucher, mais convaincre. Etre sensible, affectueux, lui eût paru sans doute un début de complaisance -et l'on comprend que Fénelon n'est guère prisé sa manière. Bourdaloue comptait sur la seule raison, sur les "certitudes impassibles" qui réduisent l'adversaire à la contradition. Logicien parfois brutal, "il s'empare sur-le-champ de l'esprit de l'auditeur et le frappe, comme d'un coup de massue, du bloc des sévères et irrésistibles doctrines qu'il va lui développer". Que si, ensuite l'émotion voulait paraître, Bourdaloue ne la rejetait point; mais il ne faissait rien pour la flatter, il ne la tolérait, semble-t-il, que comme le résultat de l'illumination des esprit. Le style de Bourdaloue marque une fin bien plus qu'un commencement; c'est l'instant où la rigueur raisonnable atteind un point de telle tension qu'elle devient intolérable -ou, plus simplement, qu'elle commence à fatiguer, à ennuyer. Tandis que mourait Bourdaloue, Massillon l'avait déjà remplacé dans la chaire française et, au classicisme impétueux, presque féroce du jésuite, avait substitué une douceur et une onction digne de Fénelon. lol
... Mais ça ne me dit pas qui tu es, recordman du commentaire le plus long !!
Alors, évidemment je me sens plutôt con d'avoir posté cet article, car j'ai eu de très bons résultats, donc la confiance est revenue en partie je crois...
Détail amusant : j'avais fait un rêve prémonitoire sur mes résultats et ceux d'un de mes proches et il s'est avéré exact...
! !