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Bon je ne peux pas résister lol, je vous poste donc en avant-première la chanson du mois de mai 2006, faite maison of course !! Comme la plupart des weekends seront utilisés par la fac pour rattraper les cours des jours fériés du mois de mai, je n’aurais pas accès à Internet durant ce mois et comme je souhaite avoir vos réactions sur ce texte, je profite de mes vacances pour le poster maintenant !! Voili voilou… N’hésitez pas à réagir surtout !!
Ma lettre au père (Mal-être Ô père)
Cher père, Lâche, la chair de ma chair, J’ai le mal du mâle de la mère, Moi je vous aime amer
Papa,
Même pas cap’ d’être papa,
Presque pas de « fais pas ci, fais pas ça »,
Trois p’tits chèques et puis s’en va
Oui, de la graine à la vie, ton vide m’a tenu compagnie,
Oui, j’ai goûté ton lait paternel, mais beaucoup trop riche à mon goût,
Oui, à ne grandir que sur une jambe, on peine à tenir debout,
Oui, pendant que ton compte en banque a fleuri, mes larmes se sont taries,
Mais à quoi bon semer quand on ne sait conjuguer le verbe aimer ?
Voici ma lettre au père,
Empreinte de mal-être et de colère,
Papa, on n’en voulait pas de tes dégâts, moi et Kafka !
Papa, tout ce que l’on désirait était que tu fasses gaffe, quoi !
Si j’ai longtemps pu croire que j’étais une fille manquée,
Je sais désormais que je ne suis qu’un fils manqué !
Father,
Si par bonheur,
Tu retrouves le chemin de ton cœur,
Sache que tu n’as pas dépassé l’heure
Daddy,
Tu m’as donné la vie,
Mais ai-je le droit à celle-ci ?
Aujourd’hui, je dis oui…
Car maintenant je dis…
Non, tes mielleuses intentions jamais plus ne nous manipulerons,
Non, il n’y a de voie que ton deuil pour éviter les écueils,
Non, tu n’es pas seul, il suffit que tu me cueilles, que tu le veuilles,
Non, voir, comprendre, pleurer et aimer est l’unique condition,
Mais à quoi bon t’attendre quand l’espoir ne fait plus vivre mais périr ?
Voici ma lettre au père,
Empreinte de mal-être et de colère,
Papa, on n’en voulait pas de tes dégâts, moi et Kafka !
Papa, tout ce que l’on désirait était que tu fasses gaffe, quoi !
Si je sais désormais que je ne suis qu’un fils manqué,
Je sais également que tu ne vas plus me manquer !
J’absous l’abcès malgré l’absence,
Je jette la gêne malgré le gène !
Signé ton fils saigné résigné...
Le PS de cette lettre :
Quand je regarde tout ce que tu as pu être et surtout ne pas être,
Je me demande alors à mon tour : l’être ou ne pas l’être (père) ?
Telle est ma question…
Cliquez sur le nombril du monde pour en savoir plus sur moi…