| Décembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||
Ce post me trotte dans la tête depuis assez longtemps puisqu’il concerne l’une de mes grandes lubies : Harry Potter. Tout le monde connaît le phénomène, l’engouement planétaire pour les aventures du petit sorcier et c’est justement cela qui peut refroidir a priori lol. Pour être franc, je suis tombé dedans à la sortie du quatrième tome en Français en octobre 2000 (je crois) au moment où la folie a commencé, avec les enfants faisant la queue la veille de la sortie pour obtenir leur exemplaire à minuit. Or mon esprit de contradiction anti-tout-ce-qui-est-populaire m’a plutôt poussé loin de cette série, contrairement à l’un de mes meilleurs amis qui, lui, a acheté les tomes déjà sortis. Il les a dévorés et m’a bien sûr fortement conseillé de le lire. J’y allais à reculons, vraiment, mais je fus pourtant séduit dès les premières pages. La magie opéra. Depuis, je suis un super fan, je vais voir régulièrement sur internet les dernières nouvelles sur les sites dédiés à Harry Potter, j’ai tous les films en dvd, tous les livres, en Français et en Anglais (voire en double car ma sœur et ma mère sont aussi accros). La question est donc : pourquoi ?
Plusieurs raisons… En tout cas, je ne parlerais que des bouquins car eux seuls sont géniaux, les films sont plutôt ratés, même si cela plaît toujours à un fan de voir décliné sur le plus de supports possible l’objet de son « idolâtrie ». Tout d’abord, il faut rendre hommage à son auteur JK Rowling. Une britannique partie de rien, de la misère, pour finir première fortune féminine de Grande-Bretagne (devant la reine), sans prendre la grosse tête, ni la jet-set attitude. C’est en effet quelqu’un de bien, une personne pour laquelle on ne regrette pas pour une fois qu’elle soit milliardaire. Elle reste avant tout écrivain, à fond dans son projet de 7 tomes sur le magicien. Elle peaufine actuellement le 7ème et dernier tome de la série prévu en 2007 (certains parlent du 07/07/2007), et ne compte pas en écrire d’autres, même si le succès en librairie pourrait lui dicter une conduite inverse. De son voyage Manchester-Londres en 1990 où elle a eu son idée de génie, elle a tiré toutes les grandes lignes de l’histoire ; l’épilogue de la série, càd la toute fin du 7ème tome, est écrit depuis cette époque et conservé dans un coffre-fort ; personne ne sait ce qui va se passer avant que le livre ne soit écrit, ni son éditeur, ni sa famille : personne !! C’est d’autant plus énervant qu’elle laisse pleins d’indices dans les livres qui nous semblent insignifiants, mais qui prennent pourtant une importance capitale par la suite, et qu’à chaque fois, on ne se rend compte de rien !! Il est impossible de deviner ce qu’il va se passer, même si les lecteurs de Harry Potter ne peuvent s’empêcher d’émettre toutes sortes dhypothèses !! Bref, JK Rowling a le génie du suspense, mais aussi celui du récit, de la narration : son style est en effet très fluide, abordable à tout âge, sans pour autant être plat ; à cela, il faut ajouter l’humour, toujours très subtil et décapant (enfin ça c’est subjectif).
De plus, ce qui me fait vraiment apprécier Harry Potter est son univers. Mais il ne faut pas s’y tromper : je parle plus du côté réaliste de cet univers (même si cela peut sembler paradoxal) que du côté magique. Certes, les détails sur la magie ainsi que le scénario sont géniaux et très fouillés, mais c’est surtout la dimension humaine du bouquin qui me bluffe : cela pourrait être le monde réel, si l’on enlève l’aspect surnaturel dû à la magie !! En effet, pour moi, ça n’est vraiment pas un « livre pour enfants », dans le sens où tout le monde peut l’apprécier ; que ce soit accessible aux enfants ne veut pas dire que c’est enfantin, et c’est d’ailleurs peut-être ça tout le génie de JK Rowling : mettre à la portée des plus jeunes des thèmes très adultes finalement. L’amour, l’amitié, le pouvoir, la trahison, l’orgueil, l’incompréhension, l’incohérence dans les comportements, la jalousie, la manipulation, etc. Tout y passe. Et ce, avec toujours une grande justesse, en utilisant la métaphore de la magie ou non. Et puis à chaque page, on se dit « mais oui, je connais quelqu’un comme ça », « j’aurais réagi exactement pareil » ou « ça m’est déjà arrivé »… Bref, les relations humaines sont étonnamment bien retranscrites, la psychologie des personnages est complexe tout comme dans la réalité, on a l’impression de plonger dans un autre monde, un monde parallèle ; on ne peut pas dire ça du Seigneur des Anneaux par exemple : certes l’univers y est très fouillé, mais les détails concernent la généalogie, le décor, les coutumes de chaque peuple, etc ; néanmoins, à aucun moment cela ne paraît crédible, car il n’y a pas autant cette dimension humaine si proche de notre réalité. Ainsi, il est donc toujours agréable de relire Harry Potter, pour l’intrigue mais aussi pour replonger dans ce monde qui n’est pas forcément mieux vu ce qui s’y passe… Enfin, je dis ça, mais je suis toujours triste de terminer un tome de Harry Potter, comme s’il y avait un manque ; le fait que les tomes soient de plus en plus gros fait que l’on « vit » littéralement avec le sorcier et qu’il est donc difficile de se réadapter au monde réel… J’avoue que c’est bluffant…
Toujours est-il que certains ne voient que le scénario dans Harry Potter, ils manquent certainement une dimension du bouquin. Mais que ce soit pour le scénario ou pour le scénario et le reste, je ne connais personne qui ait regretté de lire ces livres ou qui n’y ait pas pris plaisir. Atteindre une telle universalité est quand même remarquable…
Chapeau bas, Mrs Rowling !!
Cliquez sur le nombril du monde pour en savoir plus sur moi…