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Blabla ciné/TV/lecture

Vendredi 7 avril 2006

Chose promise, chose due… J’entame la série des rubriques mensuelles par celle consacrée à l’analyse d’un film… Enfin, analyse est un bien grand mot ; en fait, il s’agit plutôt d’un mélange entre le pitch, mon avis sur le film, une ouverture sur les thèmes abordés…

 

 

Et donc pour cette inauguration (Champagne please !! ou Champomy car il est que 16h là…), j’ai choisi le film Le secret de Brokeback Mountain  réalisé par Ang Lee, sorti en janvier 2006 en France, avec Heath Ledger et Jake Gyllenhaal…

 

 

 

 

Bien que beaucoup soient certainement au courant du sujet du film, j’ai décidé de faire les choses bien alors voici un résumé, qui met en évidence la substance du film sans en dévoiler les péripéties :

 

 

Eté 1963, Wyoming.
Deux jeunes cow-boys, Jack et Ennis, sont engagés pour garder ensemble un troupeau de moutons à Brokeback Mountain.
Isolés au milieu d'une nature sauvage, leur complicité se transforme lentement en une attirance aussi irrésistible qu'inattendue.
A la fin de la saison de transhumance, les deux hommes doivent se séparer.
Ennis se marie avec sa fiancée, Alma, tandis que Jack épouse Lureen.
Quand ils se revoient quatre ans plus tard, un seul regard suffit pour raviver l'amour né à Brokeback Mountain.

 

 

Eh oui, vous avez bien compris, il s’agit bien d’un amour homosexuel lol…

 

 

 

 

Tout d’abord, rappelons que cette merveilleuse love story est née de la plume de l’écrivain Annie Proulx, lorsqu’elle a écrit cette nouvelle d’une trentaine de pages il y a quelques années. Pour structurer un minimum l’analyse, je pense que l’on peut procéder en distinguant les deux dimensions de ce film à savoir une histoire d’amour romantiquissime et une photographie de la situation de l’homosexualité dans cette société rurale des 1960s, pas si vieillie que ça…

 

 

 

 

First things first… Ce qui est tout à fait étonnant avec ce film, c’est qu’il est présenté comme le premier western dont les cowboys sont homosexuels, alors que dans la salle de cinéma ce qui ressort de ce film est cette romance entre deux êtres humains ; la dimension homosexuelle devient secondaire, tout naturellement, en tout cas cela a opéré sur toutes mes connaissances ayant vu le film. Il est donc normal de se pencher en premier lieu sur cet aspect du film… En fait, il dépeint un amour impossible entre deux êtres qui pourtant s’aiment profondément, impossible de par la pression sociale, un véritable carcan ; cela aurait pu être une histoire entre deux personnes issues de deux classes sociales si différentes que leur union s’en trouverait impossible (cf le système de castes en Inde par exemple). Bref, pour le grand romantique que je suis, même si un peu « désillusé » (c’est un néologisme pour dire que j’ai perdu mes illusions lol), ce film offre tout pour me faire baver d’envie (lol) : le coup de foudre, l’homme de sa vie, la passion, etc. D’ailleurs, je ne sais pas si cela est dû au fait que le ending n’est pas vraiment happy ou bien si c’est justement cette overdose d’émotion, mais j’ai passé toute la fin de l’après-midi, en sortant du ciné, dans un état mélancolique (pas vraiment triste)… Un peu comme avec une gueule de bois émotionnelle lol… J’aime bien quand un film produit cet effet pourtant, et cela a vraiment fonctionné ici, surtout que j’étais seul au ciné, donc j’ai pu garder ce sentiment pour moi assez longtemps (car je déteste donner mon avis dès que les lumières se rallument dans le ciné, ou pire dès que le générique commence à défiler lol… Eh oui désolé Thomas lol). Ainsi, pour résumer ce paragraphe : au-delà d’une romance homosexuelle, une romance tout court, et quelle romance !!

 

 

 

 

Or c’est justement ce qui fait que ce film est en même temps un film social très utile et réussi. En effet, quelle meilleure arme contre l’homophobie que de parvenir à montrer une histoire d’amour entre deux hommes tout en faisant oublier l’aspect homosexuel de cette union, tout en ne faisant ressortir que l’amour ?? I wonder… En outre, le film illustre avec authenticité la place de l’homosexualité back in the sixties : un tabou !! Mais je ne vais pas m’étendre sur ce point car c’est assez connu : à l’époque, les homos n’étaient pas acceptés, voire éliminés, au point qu’il était préférable de vivre son éventuelle homosexualité en secret (à Brokeback mountain en gardant des moutons avec un charmant compagnon lol), de contracter des mariages voués à l’échec (et donc le même sort attend la famille issue de ces mariages)… Un vrai tabou quoi !! Et puis, dans notre société hétéronormée et dans le film, c’est aussi l’extrême violence par rapport aux homosexuels qui paraît ; mais bon, c’est bien connu, l’homme est le plus violent envers les choses dont il a peur ; parce que tonton Sigmund a bien dit que l’on naissait tous bisexuels, et chacun doit faire face à un moment à cette part d’homosexualité latente, présente en tout être humain (je ne dis pas du tout que l’on est tous homos) ; or, dans notre société, cela fait peur, alors on écrase ceux qui incarnent cette peur, on les humilie, les caricature, les affuble de noms rabaissants (tafiole, tapette, PD (alors que cela signifie pédophile quand même), et la liste est longue…)… Mais, même si les choses ont bien avancé en la matière, je pense que le sujet du film reste quand même actuel, car il me semble qu’il reste encore une part d’homophobie en profondeur chez la plupart d’entre nous (même chez les gens apparamment indifférents à la préférence sexuelle de leur voisin lol). Et c’est par cela que j’aimerais conclure, par une série de questions… N’est-ce pas de l’homophobie que de craindre que les enfants élevés dans un couple homosexuel le deviennent à leur tour (pourtant c’est l’argument du type « des études ont montré que les enfants élevés dans un couple homo ne deviennent pas plus homo que dans les couples hétéros » que l’on utilise pour légitimer l’adoption par les homosexuels et l’homoparentalité) car après tout, à part pour la survie de l’espèce, être homo n’est pas une maladie, ni une tare ??? N’est-ce pas de l’homophobie que de dire, comme Eric Zemmour, et penser, comme certains de mes amis apparemment, que les homosexuels hommes sont des plus grands consommateurs que leurs homologues hétéros (on sent bien ici que l’image de la folle est en puissance quand même) (par contre, c’est vrai que les homos représentent une cible très prisée par les publicitaires car ils n’ont a priori pas d’enfants donc plus d’argent pour consommer) ???

 

 

 

 

Alors ??

 

 

 

 

 

 

PS : un ami m’a également dit à propos du film qu’il pensait que Ennis (le brun) était moins sincèrement amoureux de Jack (le blond) que réciproquement… Je ne pense pas du tout ça et lui ai expliqué mais vous qu’en pensez vous ?

 

 

 

 

 

 

 

Par Allisfulloflove
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Dimanche 9 avril 2006
Aujourd’hui, j’ai décidé de vous faire part d’une de mes lectures… Il s’agit d’une bande dessinée que j’ai reçue à mon anniversaire : le tome 3 « Ce qui est précieux » de la série Le Combat Ordinaire de Manu Larcenet. Plus généralement, c’est plutôt de toute la série dont j’aimerais vous parler mais comme j’ai lu ce dernier tome aujourd’hui…

 

En tout cas, c’est un véritable coup de cœur !! Comment définir cette BD ? Cela ressemble à une autobiographie, c’en est certainement une d’ailleurs même si romancée ; c’est l’histoire d’un jeune photographe breton, de nature anxieuse, sous antidépresseurs, en psychanalyse depuis 10 ans, ses états d’âme, ses rencontres, sa vie familiale… Et ce n’est pas vraiment l’histoire qui est importante mais l’humanité qui se dégage de ce livre !! Tout plein de poésie et d’authenticité, d’honnêteté intellectuelle et d’humour !!

 

Bref, c’est vraiment un coup de cœur et je vous le conseille à tous car c’est à la fois très pertinent sur la nature humaine, la vie sociale, familiale et intime et en même temps très beau, car cela nous rappelle la valeur de la simplicité, de l’être humain, de la vie… Bon j’arrête car je deviens lyrique là, mais c’est pourtant vraiment ce que m’inspire cette BD !!

Par Allisfulloflove
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Lundi 17 avril 2006

Eheh, peut-être est-ce l’influence pascale mais toujours est-il que j’ai décidé de vous faire part d’un deuxième Film du mois. Vous avez vraiment beaucoup de chance : deux chansons faite maison, deux Films du mois… Quel mois !!

 

Je n’ai en effet pu résister à la tentation de vous faire part d’un film que j’ai vu hier, Dimanche de Pâques : Sisters-in-law. Il s’agit d’un documentaire suivant le travail de deux magistrates au Cameroun, et plus précisément sur les affaires touchant au droit des femmes. En effet, pas la peine de vous faire un dessin, comme dans toute société, il y a le droit, théorique, et la vie, pratique ; ainsi, même si la loi du pays reconnaît aux femmes des droits égaux à ceux des hommes, en pratique, beaucoup d’hommes n’appliquent pas un tel principe, et le système judiciaire ferme les yeux la plupart du temps. C’est alors que, grâce à ces deux magistrates, un vent nouveau souffle dans le pays : elles conseillent, encouragent, défendent toutes les femmes battues, les fillettes violées,etc ; elles combattent l’objétisation de la femme ! Il n’y a pas à développer des masses, puisque comme à l’accoutumée, je vous recommande vivement d’aller le voir ; on assiste dans ce film à un revirement dans la justice camerounaise : deux femmes, musulmanes qui plus est, ont eu le courage de s’opposer à la tyrannie de leurs maris et ont obtenu gain de cause !!

 

En bref, c’est un film tout à fait émouvant, qui nous rappelle que le droit est un outil formidable (car on pourrait en douter dans nos sociétés hyperjuridiques où le droit est une arme aux mains des puissants pour exploiter en toute légalité) pour faire régner l’équilibre dans toute société humaine ; comme disait Aristote, le droit est censé nous amener à l’amitié, ça n’est pas simplement un outil technique, mais bien un idéal (d’ailleurs, quand on voit les problèmes actuels, on se dit que l’on se fourvoie complètement actuellement ; pour le CPE par exemple, en réfléchissant un minimum, on se rend aisément compte que ce n’est pas par la création d’un contrat comportant telle ou telle clause que la situation va s’arranger ; la clé pour résoudre le problème est de parvenir à (ré)instaurer un climat de confiance entre le patron et ses employés ; or, je crois que l’on a perdu cet objectif de vue dans notre approche du droit, nous nous focalisons sur des aspects techniques, ce qui nous conduit à notre perte à coup sûr car la vie, c’est justement cette part d’irrationnel, qu’on ne peut codifier dans une loi). D’autre part, ce film met également en valeur le courage de ces femmes, les magistrates mais surtout les plaignantes, qui malgré tout ont l’air quand même moins malignes et vicieuses que les hommes… Triste constat !! Néanmoins, on ressort de ce film avec une bonne dose d’optimisme car les choses peuvent changer, et commencent à changer même si l’on voit que la route est encore longue et que la majorité des femmes n’est pas encore prête à franchir ce pas vers l’émancipation…

 

Pour conclure sur ce documentaire, ma mère m’avait parlé d’une interview des deux protagonistes-magistrates où on leur avait demandé si elle n’avait peur de personne.

 

« Non, répondent-elles, la seule chose qui nous effraie est la tradition »

 

Par Allisfulloflove
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Mardi 18 avril 2006

Ahaha, c’est que je m’améliore avec mon ami « Outil informatique », j’arrive à mettre des vidéos !!! C’est ma victoire du jour !!! Bon et pour cette première j’ai choisi de vous présenter la pub pour iPod avec la chanson Lose Yourself d’Eminem… Très réussi, comme toutes les pubs Apple en général… Voili voilou

 

Par Allisfulloflove
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Mardi 18 avril 2006

Bon là c’est pas une pub officielle mais elle est bien faite quand même… A vous d’en juger…

 

Par Allisfulloflove
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Mardi 18 avril 2006

Bon bah vu que je vous inonde de vidéos iPod, sachez au moins que la raison de cette frénésie tient à l’esthétisme de ces pubs : j’adore vraiment !!

 

Par Allisfulloflove
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Mardi 18 avril 2006

No coment…

 

Par Allisfulloflove
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Mardi 18 avril 2006

Bon je crois que celle-ci est la dernière en date… J’aime moins quand même… Eh oui, je suis devenu difficile, ils m’avaient habitués à mieux !! Sinon, il y a aussi les pubs du début avec le même effet que sur les précédents posts mais sans people... Si ça vous intéresse, je peux les poster mais bon, vous trouverez bien par vous-même !!

Par Allisfulloflove
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Vendredi 21 avril 2006

Eh je me rends compte que je ne vous ai pas encore fait part d’une autre de mes marottes : les séries TV… Ah, ce fut le fruit d’un long apprentissage, partant des séries AB, puis Beverly Hills et Sous le soleil ; avec un tel bagage, on comprend aisément pourquoi j’aime les séries que je regarde actuellement, étant donné que ce n’est pas difficile de faire mieux que ce que je visionnais enfant !!

 

Pour commencer cette éventuelle chronique sur les séries TV, laissez-moi vous parler de Desperate Housewives (surtout que la saison 1 va bientôt être diffusée sur M6, alors pour ceux qui n’ont pas Canal +, profitez-en pour la découvrir)… Je vous entends déjà « Allez, encore une série américaine » (oui enfin même si vous ne le pensez pas, ça me sert d’outil rhétorique de mettre cette citation alors chut !), mais il faut bien admettre la supériorité des Américains en terme de série : elles sont vraiment génialissimes, permettent aux auteurs talentueux de s’exprimer et aux supers acteurs de jouer… Franchement, il n’y a aucune comparaison avec leur cinéma (qui peut aussi être génial si l’on fait le tri)… Bref, Desperate Housewives est né de la plume d’un homosexuel qui un jour,enfant,  en regardant un reportage sur une mère ayant tué ses propres enfants aux USA, avait été foudroyé d’entendre sa mère dire qu’elle avait parfois eu cette envie aussi avec lui et ses frères et sœurs. Quel choc ! Une mère capable de tuer ses enfants est un monstre sans cœur !! Ou peut-être pas… A partir de là, de cette compréhension de la difficulté à être mère au foyer, Marc Cherry (l’auteur) a étoffé son sujet pour en faire une série entière. Maintes fois refusé, son projet est finalement accepté par la chaîne ABC et connaît un succès monstre dès la diffusion du premier épisode, et ce dans le monde entier. Pour ne parler que du succès pour l’instant, il faut savoir qu’un nombre de récompenses impressionnant a été attribué à cette série, tant pour les prestations des acteurs (actrice surtout) que pour les scénarios, et que un immense secret plane sur les plateaux de tournage, afin d’éviter toute fuite prématurée (secret qui fait que les acteurs eux-mêmes ne sont au courant de ce qui va se passer parfois qu’une demi-heure avant le tournage !!).

 

Pour décrire un peu la série, on peut dire qu’il s’agit d’un savant dosage : entre humour, satire (voire caricature), émotion, tendresse, action et suspense… Bref, tout le monde y trouve son compte !! Même si l’intrigue est surtout un  prétexte pour illustrer les travers de la vie de femme au foyer…

 

La série s’articule autour de quatre femmes au foyer principalement, chacune représentant un type de femme : Susan Mayer, jouée par Teri Hatcher (si si, Loïs de Loïs et Clark !!), l’éternelle adolescente, qui a une fille qui lui sert de mère, toujours gaffeuse et insouciante, divorcée ; Lynette Scavo, jouée par Felicity Huffmann (qui joue le rôle d’un transsexuel dans Transamerica qui sort mercredi en France, prestation qui lui a valu une nomination aux oscars), la femme d’affaires super douée qui a abandonné sa carrière pour élever ses enfants (4 en bas âge) qu’elle n’arrive en fait pas à gérer, mariée ; Gabrielle Solis, jouée par Eva Longoria (Top 100 FHM lol), une latino a priori très matérialiste, qui a épousé son mari riche homme d’affaires pour avoir tout ce qu’elle voulait, se rend compte finalement que peut-être elle ne voulait pas les bonnes choses ; Bree Van de Kamp, jouée par Marcia Cross (Melrose Place), la femme au foyer parfaite, cordon bleu, maison impeccable, tout parfait en apparence, très respectueuse des convenances, etc, seul hic cela exaspère sa famille, et sous cette apparence dorée, beaucoup de problèmes… Bon il y en a d’autres, moins importants, que vous découvrirez parce que vous regarderez la série lol… Ah si j’oubliais un point important : la série débute sur le suicide d’une 5e femme, faisant partie du groupe d’amies présentées ci-dessus, Mary-Alice, suicide complètement inattendu, toute l’intrigue de la première saison sera d’en découvrir les raisons ; en outre, ce personnage sert de voix-off à la série.

 

Voili voilou, problèmes de couple, histoires de cœur, amants, enfants, etc. Ce que révèle cette série à mon goût, c’est que derrière chaque façade de maison se cache une famille avec ses problèmes plus ou moins cachés, ses épreuves à surmonter… Et vraiment, je vous défie de ne pas trouver une seule scène où vous ne vous identifiez pas !!

 

So enjoy the show !!

 

 

PS : la saison 2 est actuellement diffusée aux Etats-Unis et connaît toujours autant de succès, ce que je pense justifié…

 

Par Allisfulloflove
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Lundi 19 juin 2006

Ce post me trotte dans la tête depuis assez longtemps puisqu’il concerne l’une de mes grandes lubies : Harry Potter. Tout le monde connaît le phénomène, l’engouement planétaire pour les aventures du petit sorcier et c’est justement cela qui peut refroidir a priori lol. Pour être franc, je suis tombé dedans à la sortie du quatrième tome en Français en octobre 2000 (je crois) au moment où la folie a commencé, avec les enfants faisant la queue la veille de la sortie pour obtenir leur exemplaire à minuit. Or mon esprit de contradiction anti-tout-ce-qui-est-populaire m’a plutôt poussé loin de cette série, contrairement à l’un de mes meilleurs amis qui, lui, a acheté les tomes déjà sortis. Il les a dévorés et m’a bien sûr fortement conseillé de le lire. J’y allais à reculons, vraiment, mais je fus pourtant séduit dès les premières pages. La magie opéra. Depuis, je suis un super fan, je vais voir régulièrement sur internet les dernières nouvelles sur les sites dédiés à Harry Potter, j’ai tous les films en dvd, tous les livres, en Français et en Anglais (voire en double car ma sœur et ma mère sont aussi accros). La question est donc : pourquoi ?

 

Plusieurs raisons… En tout cas, je ne parlerais que des bouquins car eux seuls sont géniaux, les films sont plutôt ratés, même si cela plaît toujours à un fan de voir décliné sur le plus de supports possible l’objet de son « idolâtrie ». Tout d’abord, il faut rendre hommage à son auteur JK Rowling. Une britannique partie de rien, de la misère, pour finir première fortune féminine de Grande-Bretagne (devant la reine), sans prendre la grosse tête, ni la jet-set attitude. C’est en effet quelqu’un de bien, une personne pour laquelle on ne regrette pas pour une fois qu’elle soit milliardaire. Elle reste avant tout écrivain, à fond dans son projet de 7 tomes sur le magicien. Elle peaufine actuellement le 7ème et dernier tome de la série prévu en 2007 (certains parlent du 07/07/2007), et ne compte pas en écrire d’autres, même si le succès en librairie pourrait lui dicter une conduite inverse. De son voyage Manchester-Londres en 1990 où elle a eu son idée de génie, elle a tiré toutes les grandes lignes de l’histoire ; l’épilogue de la série, càd la toute fin du 7ème tome, est écrit depuis cette époque et conservé dans un coffre-fort ; personne ne sait ce qui va se passer avant que le livre ne soit écrit, ni son éditeur, ni sa famille : personne !! C’est d’autant plus énervant qu’elle laisse pleins d’indices dans les livres qui nous semblent insignifiants, mais qui prennent pourtant une importance capitale par la suite, et qu’à chaque fois, on ne se rend compte de rien !! Il est impossible de deviner ce qu’il va se passer, même si les lecteurs de Harry Potter ne peuvent s’empêcher d’émettre toutes sortes dhypothèses !! Bref, JK Rowling a le génie du suspense, mais aussi celui du récit, de la narration : son style est en effet très fluide, abordable à tout âge, sans pour autant être plat ; à cela, il faut ajouter l’humour, toujours très subtil et décapant (enfin ça c’est subjectif).

 

De plus, ce qui me fait vraiment apprécier Harry Potter est son univers. Mais il ne faut pas s’y tromper : je parle plus du côté réaliste de cet univers (même si cela peut sembler paradoxal) que du côté magique. Certes, les détails sur la magie ainsi que le scénario sont géniaux et très fouillés, mais c’est surtout la dimension humaine du bouquin qui me bluffe : cela pourrait être le monde réel, si l’on enlève l’aspect surnaturel dû à la magie !! En effet, pour moi, ça n’est vraiment pas un « livre pour enfants », dans le sens où tout le monde peut l’apprécier ; que ce soit accessible aux enfants ne veut pas dire que c’est enfantin, et c’est d’ailleurs peut-être ça tout le génie de JK Rowling : mettre à la portée des plus jeunes des thèmes très adultes finalement. L’amour, l’amitié, le pouvoir, la trahison, l’orgueil, l’incompréhension, l’incohérence dans les comportements, la jalousie, la manipulation, etc. Tout y passe. Et ce, avec toujours une grande justesse, en utilisant la métaphore de la magie ou non. Et puis à chaque page, on se dit « mais oui, je connais quelqu’un comme ça », « j’aurais réagi exactement pareil » ou « ça m’est déjà arrivé »… Bref, les relations humaines sont étonnamment bien retranscrites, la psychologie des personnages est complexe tout comme dans la réalité, on a l’impression de plonger dans un autre monde, un monde parallèle ; on ne peut pas dire ça du Seigneur des Anneaux par exemple : certes l’univers y est très fouillé, mais les détails concernent la généalogie, le décor, les coutumes de chaque peuple, etc ; néanmoins, à aucun moment cela ne paraît crédible, car il n’y a pas autant cette dimension humaine si proche de notre réalité. Ainsi, il est donc toujours agréable de relire Harry Potter, pour l’intrigue mais aussi pour replonger dans ce monde qui n’est pas forcément mieux vu ce qui s’y passe… Enfin, je dis ça, mais je suis toujours triste de terminer un tome de Harry Potter, comme s’il y avait un manque ; le fait que les tomes soient de plus en plus gros fait que l’on « vit » littéralement avec le sorcier  et qu’il est donc difficile de se réadapter au monde réel… J’avoue que c’est bluffant…

 

Toujours est-il que certains ne voient que le scénario dans Harry Potter, ils manquent certainement une dimension du bouquin. Mais que ce soit pour le scénario ou pour le scénario et le reste, je ne connais personne qui ait regretté de lire ces livres ou qui n’y ait pas pris plaisir. Atteindre une telle universalité est quand même remarquable…

 

Chapeau bas, Mrs Rowling !!

Par Allisfulloflove
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